Le 25 février 2026
A l'heure où les traducteurs sont confrontés aux impacts de l'intelligence artificielle sur leur métier, Evelyne LESIGNE-AUDOLY, ALT du Département de Chiba de 1998 à 2000, a réalisé une expérience captivante. Maîtresse de conférences en études japonaises à l'Université de Strasbourg, elle a demandé à trois étudiants de se livrer à un exercice de traduction en employant un traducteur automatique de type DeepL ou une IA générative de type ChatGPT, sans prompts, avec prompts, puis avec travail de post-édition. L'objectif : "observer si ces outils peuvent apporter un avantage au travail de traduction, et à quelles conditions".
L'expérimentation a questionné trois suppositions :
La traduction automatisée produit-elle des textes meilleurs que ceux d'un traducteur humain ?
L'IA permet-elle un gain de temps pour les traductions ?
L'utilisation d'une IA générative suivie d'un travail de post-édition permet-elle à l'humain de progresser dans la maîtrise du japonais ?
Bien qu'elle souligne l'impossibilité de détecter les traductions automatisées, Evelyne LESIGNE-AUDOLY conclut que leur usage ne semble pas représenter un avantage évident comparé à un travail qui se passe de ces technologies. Elle tire enfin de ce constat d'intéressantes propositions améliorer la synergie entre l'humain et la machine en matière de traduction et d'apprentissage des langues. Nous vous invitons à découvrir ce compte-rendu dans son intégralité, car il soulève des points très intéressants sur les difficultés que pose l'interprétation de la langue japonaise !
Une expérimentation dans un séminaire de traduction littéraire / japonais-français, article d'Evelyne LESIGNE-AUDOLY dans la revue La Main de Thôt